Les projets scientifiques transverses
Les projets scientifiques transverses portés ou coordonnés par l’OSU STAMAR illustrent son engagement en faveur d’une observation intégrée et interdisciplinaire des socio-écosystèmes marins et côtiers. Ils fédèrent des communautés scientifiques larges et des acteurs opérationnels autour de méthodes innovantes et de dispositifs d’observation renouvelés, afin de répondre aux enjeux environnementaux actuels et futurs.
Future-Obs
L’OSU STAMAR est le porteur du projet FUTURE-OBS, lauréat de l’appel d’offres « Un océan de solutions » du programme prioritaire de recherche Océan & Climat qui fédère une soixantaine de scientifiques appartenant à 11 institutions nationales majeures impliqués dans l’observation des socio-écosystèmes côtiers ainsi que l’Office Français de la Biodiversité.
Lancé au 1er octobre 2022 pour une durée de 6 ans et doté d’un budget global de 2,49 millions d’euros, FUTURE-OBS a pour objectif de proposer des stratégies d’observations multi-échelles et multidisciplinaires des socio-écosystèmes qui associent aux approches traditionnelles d’observations de l’océan de nouvelles techniques comme la génomique environnementale et l’imagerie in situ pour le suivi de la biodiversité marine, ou encore l’utilisation des traces numériques issues des médias sociaux pour la description des usages. Le projet ambitionne de rompre avec la fragmentation disciplinaire et d’offrir une vision écosystémique indispensable pour appréhender pleinement la complexité des socio-écosystèmes côtiers. Les travaux transdisciplinaires proposés par le projet seront réalisés sur des zones identifiées à fort enjeux comme des façades maritimes exposées à de multiples pressions (Manche et Méditerranée nord occidentale), des aires marines protégées et des zones aquacoles, qui serviront de démonstrateurs et de cas d’études.
Le projet repose sur une forte démarche de co-construction qui associe des scientifiques issus de domaines distincts tels que l’océanographie, l’écologie ou les sciences économiques et sociales avec des acteurs opérationnels tels que les gestionnaires, porteurs d’enjeux publics et privés et décideurs. Il s’agit d’identifier les besoins prioritaires d’observation et d’assurer une large diffusion des solutions produites. Le projet propose également une réflexion approfondie sur la meilleure manière de structurer, de rendre disponible et d’articuler les nouvelles données produites avec les données déjà existantes selon les principes FAIR.
Le projet AO-EMBRC « Observatoires augmentés du Centre National de Ressources Biologiques Marines (EMBRC-France) » (2021-2026), lauréat de l’appel à projet ESR-Equipex+ du Programme d’Investissement d’Avenir PIA3, est porté par Sorbonne Université et associe le CNRS et le CEA. Ce projet qui fédère, sous l’égide d’EMBRC-France, les 3 stations marines de Sorbonne Université, vise à l’achat des équipements innovants en soutien au développement de l’observation augmentée autour de trois axes prioritaires : (1) la génomique environnementale, (2) les technologies automatisées d’imagerie et (3) les capteurs autonomes de mesures des paramètres physico-chimiques et biogéochimiques.
Ce projet permettra aux membres de l’OSU STAMAR de jouer un rôle pionnier dans l’émergence des observatoires augmentés qui offriront une vision holistique de l’évolution à long terme des écosystèmes marins côtiers. Les nouvelles données acquises par ces nouveaux équipements associées aux données déjà récoltées différents Services Nationaux d’Observation auxquels participe l’OSU soutiendront une recherche originale et interdisciplinaire visant à élucider les relations complexes entre la dynamique physique, les cycles biogéochimiques et la biodiversité marine responsables de l’évolution à long terme des écosystèmes dans un contexte de variations environnementales naturelles et d’origine anthropique. Cette extension des programmes d’observation placera l’OSU à l’avant-garde du mouvement international en faveur d’un nouveau type d’observatoire à l’ère de la génomique et du big data.
LandSeaLot est un projet Horizon Europe (2024-2028 ; grant n°101134575) qui vise à intégrer et renforcer les efforts existants d’observation côtière (mesures in situ, télédétection satellitaire, modélisation et science participative) afin d’améliorer l’étude de la zone d’interface terre-mer, où se rencontrent les habitats terrestres et marins.
Dans ce cadre, des sites ateliers (LandSeaLot Integration Labs ou LILs) sont conçus comme des centres pilotes destinés à tester les actions et améliorations proposées par le projet, et à contribuer à l’élaboration d’une stratégie d’observation participative dans des régions sélectionnées. Véritables terrains d’expérimentation dynamiques, les LILs permettent d’évaluer la faisabilité des approches et les défis rencontrés, afin de faciliter le développement de la stratégie commune d’observation LandSeaLot.
L’OSU STAMAR coordonne le LIL du Golfe du Lion/Rhône, qui vise à améliorer l’évaluation des flux latéraux de carbone et des stocks de carbone marins, ainsi que les modèles régionaux et leurs capacités de prévision. L’objectif est de mettre en place un réseau de neurones appliqué au plateau du Golfe, incluant l’estuaire du Rhône, pour prédire les flux et budgets de CO₂ en combinant modélisation régionale et imagerie satellitaire de la couleur de l’eau.